Jacques Fadat a crée une suite de tapisseries d'Aubusson ayant pour thème "les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle". Ces vibrations tissées sont les émotions d'un artiste contemporain qui en quelques séquences colorées retracent les milles ans de cette aventure spirituelle, initiatique et compagnonnique Européenne.
Ces oeuvres exposées en France actuellement seront accrochées dans le futur en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Italie, au Portugal et enfin en Espagne.
| LES TAPISSERIES |
| Après sa décapitation en l’an 44, les compagnons de l’Apôtre recueillirent sa dépouille et la déposèrent dans une barques .Les anges soufflèrent sur voile blanche et guidèrent l’esquif .Celui-ci traversa la Méditerranée, remonta les côtes portugaises et échoua sur une pierre à Padrón .Deux de ses disciple enterrèrent le corps du Martyr .En l’an 815 environ, la lueur d’une toile indiqua à l’évêque Théodomir, accompagné d’un ermite, le champ ou l’antique tombeau fut enfoui « le champ de l’étoile » - Campus Stellae - Compostelle. | |
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| A son arrivée en Galice, sept disciples dont Athanase et Théodore placèrent le corps de l’Apôtre supplicié sur une pierre. Celle-ci fondit comme cire et prit la forme du saint. Il s’adressèrent alors à la reine Louve en sollicitant un attelage de taureau. Perfidement, elle leur offrit des bêtes indomptés et sauvage, mais celles-ci, à l’approche du saint, devinrent douces comme des agneaux et l’emmenèrent spontanément en un lieu proche ou le corps fut enseveli dans un « tombeau de marche » ensuite recouvert de feuillage. Athanase et Théodore s’établirent alors comme gardien du corps auprès duquel, selon leur vœux, ils ensevelis à leur mort. | |
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| En l’an 951, l’évêque Godesclac, fut l’un des premier « Jacquet » connus . A sa suite, des millions de pèlerin, venus de toute l’Europe, prirent la route de la galice. Avant le départ, le pèlerin rédigeait son testament et suivait une cérémonie religieuse au cours de laquelle le prête bénissait, en calebasse complétaient sa tenue de marche. De retour au pays, « l’homme » faisait l’administration de tous en arborant « la coquille » symbole de l’accomplissement du pèlerinage. | |
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| La reconquête sanglante des terres espagnoles et portugaises sur les maures s’entendit sur plusieurs siècles. Elles commença en l’an 722 par la victoire d’un chef chrétien Don Pelayo, à Covadonga. La Reconquista s’effectua au cri de guerre « Santiago y cierra España » « Saint-Jaques et l’Espagne unis ». Elle se termina par la chute du royaume de Grenade le 2 janvier 1492. Le dernier chef musulman dû mettre les clefs de la ville à Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille qui s’installèrent dans la fabuleux palais de l’Alhambra. | |
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| Si certains Jacquets choisissent d’effectuer le pèlerinage seuls, plus nombreux sont ceux qui voyage en groupe pour se soutenir dans les épreuves : la fatigue, le découragement, les agressions des « coquillards » - faux pèlerins – les loups, les marches difficiles de trente kilomètres par jours, le passage des gués, la maladie et même la mort. Afin de maintenir leur foi ardente et leur ferveurs, ils rythment leur pas nombreux chants de pèlerins dont : « El Ultreïa ! Seuseïa Deus aïa nos ! « plus outre et encore, Dieu nous aide ». | |
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| Vers 1140 Paraît le « guide du pèlerin » de Saint-Jacques-de-Compostelle, inclus dans le LIBER SANCTI JACOBI, le livre de Saint-Jacques. Le manuscrit original est conservé précieusement dans cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle sous le nom CODEX CALIXTINUS. Un moine Poitevin, Aimery Picaud, originaire de Parthenay-le-vieux, en fut l’auteur. Il signalait « au marcheur de dieu », pour chaque région traversée, les embûches, mais aussi les coutumes des habitants, lieux sacré, les haltes et les chemins à prendre. Neuf siècles plus tard, ce guide fait encore référence. | |
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| A partir de Puente La Reina, depuis le XIème siècle, les différents chemins ne font plus qu’un. Il prend le nom de Camino Francés. La chaussée pèlerine traverse les paysages de Navarre et de la Roija, puis les grandes étendus de Castilles et du Léon. Le Bierzo est l’antichambre de la Galice, dernière région qu’il faut traverser pour mettre sa main dans « l’arbre de Jessé » et s’agenouiller devant le Saint Tombeau. Un autre chemin appelé le « Camino Primitivo » passait dans le premier temps du pèlerinage, par l’extrême nord de l’Espagne. |
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Burgos-Terre du Cid
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Puente La Reina
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Les Champs de Castille
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| Bien avant le pèlerin, est passé le constructeur. Le chemin « des bâtisseur et des tailleurs de pierre » est le plus extraordinaire du monde quant au nombre et à la qualité des abbayes, des églises, des monastères, des chapelles, des hôpitaux – pèlerins, des ponts, des portes…ouvrages réalisés selon un remarquable amalgame de technique romaine, de rythmes grégoriens, de symbolique décorative byzantine et de philosophie platonicienne. Parmi ces grands constructeurs nous retiendrons le moine Aleaume venu de La Chaise – Dieu, et Santo Domingo de la Calzada. Ermite puis ingénieur, il fut un maître d’œuvre exceptionnel et prolifique. | |
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| La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, joyaux de la spiritualité occidentale, fut, après son édification, remaniée à plusieurs reprises. S’y mêlent allègrement, Roman, Gothique, Renaissance et Baroque. C’est à la troisième « restauration » que le Maître MATEO intervinrent avec les ateliers et construisit, entre 1168 et 1188, son immense chef d’œuvre : « Le portique de la Gloire » qui comprend 3 portails. Au pilier central, sur une colonne représentante l’arbre de Jessé, l’apôtre Saint–Jacques assis et appuyé au bâton de pèlerin vous accueille. Derrière le porche, regardant le maître–autel, un personnage est agenouillé, sans doute l’auto–portrait du maître. | |
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| La route d’Arles – la via Tolosana – rassemble des pèlerins venus d’Italie ; celles de Puy–en–Velay – la via Podiensis – ceux qui arrivent d’Europe Central par les Alpes. Celle de Vézelay – la via Lemovicensis – ceux du Nord et du Nord Est, et celles de Tours – la via Turonensis – de Flandres et d’Angleterre, à moins que ces derniers ne la rejoignent par la mer à la hauteur de Soulac. Passées les Pyrénées, ces quatre routes n’en font plus qu’une à Puente La Reina et deviennent le Camino Francés. Quatre voies européenne existaient également :La Ruta de la Plata (Seville – Oviedo) la via Francigina (Rome – Arles), la Nieder Strass (Aix–La–Chapelle – Tours), l’Ober Strass (Einsieden – Le Puy–en–Velay). | |
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| Au–Delà des Pyrénées, il y a sept portes sur « le chemin de Compostelle », sept défilés de montagne. La première se nomme ATARES et gagne San Juan de la Peña. La seconde est L’ALTO DE LOITI. La troisième court long du défilé d’ESTELLA. La quatrième porte est le défilé de PANCORBO. La cinquième se nomme PORQUERO et débouche sur PIEDRAFITA. Enfin la septième a pour nom PASO DE OCA, la porte de l’OIE, elle conduit vers Saint–Jacques–de–Compostelle et la « Montagne Sacrée », le Pico Sacro, premier tombeau de l’Apôtre. | |||
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"Atares" |
"L'Alto de Loiti" |
"Pancorbo" |
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"Porquero"
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"Estella"
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"Piedrafita"
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"Paso de Oca"
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| En l’an 778, l’arrière–garde de l’armée de Charlemagne est attaquée par les Arabes dans le défilés de Roncevaux. Les sarrazins lui tendent une embuscade au cours de laquelle périssent le comte Roland, l’un des douze pairs de l’empereur, et tous ses preux. Selon la tradition, le neveu de Charlemagne tenta de briser son épée « Durandal » afin qu’elle ne tombe entre les mains de ses ennemis. En l’an 1100, l’épisode est sublimé, dans un chef–d’œuvre de la chanson de geste :la « chanson de Roland », et est rattaché au pèlerinage galicien. | |
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| Creux ou bossus, les chemins sillonnent la France, à l’appel de l’Apôtre, dessinant de la sainte Coquille. La coquille fontaine de vie, accompagne celui « se rend » à Compostelle, mais aussi « se rend » à Saint –Jacques, s’abandonne à lui. La route, jalonnée de lieux de réplique, poussière d’or, poussière de vie et de résurrection, affermit la confiance du pèlerin en enracine sa foi. Qu’il soit de Padrón ou du Mont–Saint–Michel, le rocher de granit planté dans le flots demeure. Mais longue est la route, nombreux sont les chemins…Saint–Jacques veille sur ceux qu’il appelle, ceux qui le prient et mettent en acte la vertu d’espérance : ils trouveront le passage. | ||
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« La fontaine »
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« L'or des Conques »
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« Pont Saint-Esprit »
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« La pierre au bord de l'eau »
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« Le tracé »
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| Ces petites pyramides de pierre indiquaient, dans toute les régions, les routes de Compostelle. Entretenues par tous, elles permettaient de « trouver la voie ». Par extension, ce nom fut donné au sommet, à la colline et au mont … A la dernière étape, avant de découvrir « les clochers de la Basilique de Santiago », dans le groupe Jacquets, c’est à celui qui atteignait le premier le sommet du Monte del Gozo. Il était sacré « le Roi du pèlerinage », laissant derrière lui des générations de Roy, Leroy ou Le Roi…de Rey en occitan, de king en Anglais, de König en Allemand. En arrivant au sommet, il criait « Montjoie ». | |
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| Dans la cathédrale galicienne, pour la fête de Saint–Jacques, les grandes fête liturgiques, et au cours des années saintes, est suspendu, sous la coupole de la croisée du transept, un immense encensoir : le Botafumeiro. Pendant les messes des pèlerins, les huit « Tiraboleiros » vêtus de la tunique rouge de leur fonction, encensent abondamment le chœur de la cathédrale en balançant régulièrement. Cette cérémonie traditionnelle remonte aux origines du pèlerinage. | |
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| LES PORCELAINES |
| L’hospitalité et l’assistance pratiquées au sein des hôpitaux–Pèlerin, illustrent la mise en pratique des sept œuvres de miséricorde : « je nourris, je visite, j’abreuve, je panse, je vêts, je rachète, j’ensevelis ». A la fin du XIème Siècle, pour accompagner les pèlerins, certains ordres religieux se transforment en ordre militaire. Le long des routes, ces moines soldats protègeront les « Jacquets », particulièrement, après l’arrêt de pèlerinage de Jérusalem. Cinq ordres furent des plus actifs sur les chemins d’Espagne : les Hospitaliers de Saint–Jean de Jérusalem, les Templiers ; l’ordre de Saint–Jacques de l’épée, l’ordre de Calatrava et l’ordre d’Alcantara. | ||
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« Saint-Jacques, l'Apôtre Martyr » |
« Saint-Jacques, le Matamore » |
« Saint-Jacques, le Pèlerin » |
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| LES TAPIS |
| Les peines et les douleurs s’estompent à l’approche des ultimes étape du pèlerinage. Avant d’arriver, les Jacquets ramassent une pierre à chaux dans les carrières de Triacastela, qu’ils offriront à l’apôtre afin d’embellir sa basilique. Ils prennent ensuite un bain purificateur dans les eaux froides et vivifiantes du Rio Lavacolla ou « Lava Mentula », puis parvenant au Monte del Gozo, ils aperçoivent enfin la belle ville de l’apôtre Jacques. | |
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| En l’an 909, le duc d’aquitaine, Guillaume III fonde sur ses terres de Cluny (prés de Mâcon) une abbaye bénédictine. L’abbé Bernon la dirige. En 1065, Alphonse VI, Roi de Léon, épouse Constance de Bourgogne et soutient les clunisiens en leur « ouvrant » largement les routes de Compostelle. L’abbaye essaime rapidement et au cours des décennies suivantes son développement est spectaculaire. A la fin du XIéme siècle, elle dirige plus de 1500 monastères regroupant quelques 10000 moines. | |
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| LES VITRAUX |
| Parmi les personnages célèbres du pèlerinage figure Charlemagne. Dans le LIBIER SANCTI JACOBI, « la chronique du pseudo Turpin » rapporte que « l’apôtre apparut en grand songe à l’empereur d’Occident. Aussitôt celui–ci aperçut le ciel comme un chemin d’étoiles, issant de la Mer de Frise et tendant entre Germanie et Italie, entre Gaule et Aquitaine tout droit à travers la Gascogne et l’Espagne jusqu'à la Galice ou le corps du bienheureux Jacques gisait, alors encore inconnu ». | ||
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« Finis Terrae »
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« El Cebreiro »
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« Estella »
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| Les Lithographies |
| Douze lithographies originales en couleur célébrant Saint-Jacques-de-Compostelle et les chemins extraordinaires du monde médiéval chrétien, parcourus en tous sens par les "Jacquets". Formidable souffle spirituel européen qui, du Moyen Age à la Renaissance, posa l'un des piliers de la culture universelle. | ||
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« La Leyenda de Santiago » |
« Porquero »
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« Puente La Reina » |
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« La Reconquista » |
« El Botafumeiro »
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« El Pelegrino Caminante de Dios » |
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« A Aimery Picaud »
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« Les Coquelicots de Torres del Rio » |
« El Paso de Roncesvalles »
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